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Vous êtes ici : Accueil > Observatoire des usages politiques et militants de l’internet > Internet, outil et théatre des campagnes électorales > Etats-Unis : Présidentielles 2000 > États-Unis : la campagne 2000 | ||
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Première publication : 1er janvier 2002, mise en ligne: mardi 1er janvier 2002 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Avec pres de 50% d’électeurs connectés à Internet, l’ensemble des candidats ont accordé une grande importance au volet internet de leur campagne. Pour de nombreuses raisons, et notamment parce que la presse en ligne et les médias rendaient largement compte des "cyber-evenements" de la campagne. Ajoutons que les grands portails (comme Yahoo), là ou se concentre l’essentiel du trafic, renvoyaient, dès leur page d’accueil, vers les sites des candidats. Cette importance de l’internet comme l’un des " théâtres" de la campagne etait tres nette lors des primaires. Il est largement admis que la percée de John McCain dans la primaire démocrate doit beaucoup a l’usage offensif qu’il a fait d’Internet. En mars 2000, le parti républicain proposait un service d’accès à Internet, e-GOP pour 19 $ 95. Les démocrates ont répondu, plusieurs mois après, avec Free-DEM : même offre d’accès Internet, portail, accès à de nombreux services, mais cette fois, l’abonnement etait gratuit. Les sites de Gore et de Bush ont fonctionné comme de véritables QG de campagne : on y trouvait des argumentaires, des contre-argumentaires, des outils, des consignes. Les sites ont été, de part et d’autre, conçus pour recruter des militants et des volontaires. Le parti démocrate mettait à disposition de ses partisans des outils pour constituer des "sites de campagne personnels". Les deux camps ont massivement utilisé le courrier électronique. Ils se sont efforcés d’organiser la propagation "virale" de messages en proposant aux militants et aux volontaires des messages-types à rediffuser auprès de leurs proches, à charge pour ceux-ci de les diffuser à leur tour. Les deux camps ont, avant la campagne et tout au long de la campagne, constitué des bases de données, alimentées par les coordonnées déposées par les visiteurs des sites ou par les bannières. A l’issue de la campagne, les républicains disposaient d’une base de données de 800 000 adresses, contre 1,5 millions du côté démocrate. Avec ces bases de données, les deux états-majors pouvaient envoyer des messages spécifiques à des écologistes de Washington comme à des retraités de Floride.< Les républicains ont annoncé avoir dépensé plus de 5 millions de $ pour la seule collecte d’adresses et probablement autant pour le site web et les outils de messagerie. L’ordre de grandeur du côté démocrate devait être comparable, soit 10 millions de $. Chronique de l’élection présidentielle américaine 2000 Dysfonctionnements du systéme électoral américain Un laboratoire d’innovations technopolitiques Al Gore favori de l’élection présidentielle américaine Premiers enseignements de l’usage de l’internet dans les élections américaines
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