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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Le sarkozysme numérique > Premier bilan du sarkozysme numérique : année zéro > Bilan numérique de Nicolas Sarkozy : administration électronique et réforme de l’Etat | |
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vendredi 2 mai 2008 , par RM Imprimer cet article | Cet article au format PDF Un an déjà.. L’occasion de faire un premier bilan sur la politique numérique de Nicolas Sarkozy dans le domaine numerique. Les projets, les chantiers, les réalisations. Nicolas Sarkozy avait pris, dans "La France à l’ère numérique", une tribune publiée par le Journal du net, le 20 avril 2007, une série d’engagements lors de la campagne du printemps 2007. Cette « feuille de route numérique » du candidat Sarkozy mêlait des engagements généraux et des engagements plus spécifiquement ciblés sur l’économie numérique. Au total, 8 engagements transversaux (de A à H) et 36 engagements spécifiquement numériques, classés en 11 rubriques. Où en est-on dans la mise en oeuvre des 36 engagements formulés cette feuille de route numérique ? Engagement N° 25. L’administration électronique accélérée. Bilan Aucune initiative interministérielle n’a été prise dans ce domaine au cours des 12 derniers mois. Le SDAE (service développement de l’administration électronique), rattaché à la Direction générale de la modernisation de l’Etat (DGME) gère les affaires courantes. Suite à l’intense lobbying de Microsoft, relayée (il est vrai par un certain nombre de collectivités territoriales), l’adoption du Réferentiel Général d’interopérabilité est repoussée de mois en mois. Dans un domaine connexe (mais essentiel pour le développement de l’administration électronique, le Gouvernement français a pesé de tout son poids sur l’AFNOR pour qu’elle facilite l’adoption (en s’abstenant) d’OpenXML (le format bureautique préconisé par Microsoft pour contrer Open Document Format) à l’ISO. Une nouvelle mission pour Eric Besson La lettre de mission à Eric Besson, nouveau secrétaire d’état à l’économie numérique, comporte un chapitre "administration électronique" : "Vous ferez des nouvelles technologies de l’information un levier essentiel de la modernisation des services publics. Vous veillerez à ce que l’ensemble des formalités administratives nationales soient progressivement disponibles sur Internet. Vous coordonnerez la mise en place d’un site offrant à chacun un espace virtuel sécurisé pour l’ensemble de ses relations avec l’administration". Cette lettre est Nicolas Sarkozy considère (comme Jean-Pierre Raffarin) l’administration électronique comme un chantier autonome, sans lien fort avec le reste de l’effort de réforme de l’Etat : simplification, réformes statutaires et budgétaires, réduction de la charge administrative, RGPP etc. Les ministères restent souverains en matiére de stratégie informatique. L’ADAE (agence pour le développement de l’administration électronique), puis le SDAE-DGME (service développement de l’administration électronique, rattaché à Bercy) restent cantonnés à une approche technicienne des sujets, au détriment de la ré-ingénierie de processus opérationnels. Sans pilote, ayant autorité politque et budgétaire sur les directions informatiques des ministères, sans programme LOLF, sans budget interministériel, l’administration électronique est voué à végéter. D’études techniques en projets-pilotes, de schéma directeur en expérmentation Le Premier Ministre confiera t il à Eric Besson les leviers politiques et budgétaires de la "modernisation des services publics" alors que Bercy, de son côté, doit mettre en oeuvre la RGPP ? Commentaires 1. Mettre en ligne les formalités : c’est un objectif assigné aux administrations depuis 1997. On a dématérialisé les procédures là ou c’était faisable, dans l’organisation actuelle, sans modification des processus. Pour avancer dans cette direction, il faudra :
2. Un site offrant à chacun un espace virtuel sécurisé pour l’ensemble de ses relations avec l’administration Cet objectif est hors de portée, voire chumérique, dans l’organisation actuelle des administrations et de leurs services informatiques. Sous des noms divers ("mon.service-public.fr", "compte citoyen", "coffre-fort citoyen"), c’est un objectif que poursuivent les gouvernements depuis 2001. Pour avancer, il faudra :
3. Administration électronique et RGPP Pour "réformer l’Etat", Nicolas Sarkozy s’est doté d’un levier : la révision générale des politiques publiques (RGPP). La RGPP fait intervenir des équipes d’audit, composées à la fois de membres de corps d’inspection, de hauts fonctionnaires et de consultants privés. Avec l’objectif à terme de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux, le Gouvernement fait dériver une réflexion nécessaire sur les gains de productivité de l’administration vers une application mécanique d’une norme qui lui enlève une grande partie de sa cohérence. De plus, la RGPP fait l’impasse sur une réflexion d’ensemble sur la fonction informatique et de la gestion des projets dans les administrations. Jacques Attali, dans son rapport, invitait le Gouvernement à "réorganiser la gestion des projets"(Décision 244) La fonction informatique au sein de l’État est trop souvent considérée comme une fonction d’intendance, alors qu’elle est devenue stratégique. Bien que les directeurs informatiques des établissements bancaires soient aujourd’hui fréquemment membres du comité exécutif, ils restent toujours régis dans l’administration par un décret de 1971. La modernisation de la gestion des projets passera par les actions suivantes :
4. Administration électronique et logiciel libre Jacques Attali, dans son rapport, invitait le Gouvernement à « promouvoir la concurrence entre les logiciels propriétaires et les logiciels libres dans les appels d’offres, notamment publics". (décision 58) Il proposait même un objectif de "20 % des applications nouvellement développées ou installées au profit du secteur public en open source pourrait être fixé à l’horizon 2012. » Il semble bien, dans ce domaine, que le Gouvernement s’oriente dans la direction opposée, comme on l’a vu plus haut à propos du Réferentiel Général d’interopérabilité et de la normalisation des bureautiques. Voir Le Rapport Attali prône le recours au logiciel libre et l’interopérabilité Betapolitique, a ouvert, en liaison avec temPS réels, un wiki pour aller plus loin dans l’examen du BilanNumériqueSarkozy Sarkozysme numérique : soutien aux entreprises et initiatives dans l’économie numérique Sarkozysme numérique : Innovation/recherche Sarkozysme numérique : dans le secteur éducatif Le sarkozysme numérique face à la réduction de la fracture numérique Sarkozysme numérique : Accés, réseaux et infrastructures Sarkozysme numérique dans le domaine culturel Le Sarkozysme numérique face à la liberté d’expression Sarkozysme numérique : Internet et débat public Sarkozysme numérique : administration électronique et réforme de l’Etat Sarkozysme numérique : la Sécurité des systémes d’information Le Sarkozysme numérique dans le domaine de la protection de la vie privée Sarkozysme numérique : Pilotage et secrétariat d’état Sarkozysme numérique : les mesures transversales Rapport Attali : quelques excellentes propositions qui ne verront pas le jour Sarkozy, le piratage et la quête du Graal Sarkozy et la barbarie numérique La France à la traîne : bilan 2002-2007 de la Présidence Chirac en matiére numérique
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