Temps Réels Nous contacter Qui sommes-nous ? Observatoire des usages politiques et militants de l'internet
Nous rejoindre Lettre de Temps Réels
Dossiers et débats Liens
Positions et propositions Plan du site
   
# Vous êtes ici : Accueil > La lettre de Temps Réels > Archives 2005 > Tsunamis - après la catastrophe
 
 
# DANS LA MEME RUBRIQUE :
# Mobilisation contre la DADVSI
# Congrès du Mans : contributions et motions socialistes
# Blogs : dix élus et militants socialistes témoignent
# Brevets logiciels : une victoire de la démocratie et de l’Europe
# TIC et libertés
# ça vaut le coup de dire oui !
# Diagnostic : la France en 2005
# Brevets logiciels - Paris Ville numérique
# "Paris ville numérique", soirée-débat mardi 18 janvier
Tsunamis - après la catastrophe
vendredi 7 janvier 2005

Imprimer cet article | Cet article au format PDF

Lettre temPS réels n° 77

Au sommaire :

Soirée-débat - Paris ville numérique, le 18 janvier

Tsunamis - après la catastrophe

1. Systèmes d’alerte et technologies de l’information auraient permis de limiter l’ampleur de cette catastrophe

2. Internet, outil de gestion des crises

3. Victimes et témoins diffusent leurs récits et des images à travers les blogs et les réseaux P2P

4. Des réseaux télécoms à restaurer

5. Le SMS mobilisé pour localiser les ressortissants français

6. La plus grande collecte de dons en ligne et par SMS jamais enregistrée

7. Le Net comme source d’informations - les images satellites

8. Les risques de tsunamis - passé et prospective

« A 800 kilomètres à l’heure, la vague a mis près de deux heures pour atteindre le Sri Lanka et personne n’a pu prévenir les pêcheurs et les touristes de s’éloigner des côtes de cent ou deux cents mètres ! Alors que chaque jour, 1500 milliards de dollars font le tour de la terre en quelques secondes, la puissance formidable d’Internet n’a servi en rien pour amortir ce sinistre. »

Christian Sautter : tsunamis, une catastrophe amplifiée par des défaillances humaines...
http://www.temps-reels.net/article.php3 ?id_article=1623

Il est largement admis que l’existence d’un système d’alerte dans l’océan Indien aurait permis d’épargner de nombreuses vies. L’ampleur de la catastrophe dans l’océan Indien conduit à s’interroger pour la Méditerranée, également dépourvue de système de détection des tsunamis. La Grèce, en particulier, s’inquiète pour l’île de Rhodes en mer Egée.

Si les technologies de l’information peuvent contribuer à prévenir les catastrophes, elles s’avèrent, une fois de plus, essentielles dans la gestion des crises humanitaires.

Internet s’est très vite rendu indispensable pour la recherche des personnes disparues. Les nouvelles technologies vont également contribuer à améliorer l’efficacité des aides : des puces électroniques permettant d’assurer le suivi des cadavres en Thaïlande aux systèmes de télé-médecine et aux postes d’alerte concernant les épidémies ou la gestion de l’eau potable qui utilisent des transmissions par satellite.

"Le jour même de la catastrophe, des milliers de témoins, habitants des zones sinistrées ou touristes occidentaux, ont spontanément décidé de diffuser leurs récits et leurs images dans le monde entier en utilisant Internet. La Thaïlande, où séjourne un gros contingent de jeunes venus d’Europe du Nord, est la principale source de ces documents." (Le Monde)

Internet a également permis aux organisations humanitaires de collecter en ligne des fonds.

Une revue de presse et des liens proposés par temPS réels.

Pré-annonce :
Soirée débat - Paris ville numérique le 18 janvier

temPS réels vous invite à la soirée-débat sur "Paris ville numérique", ouverte à tous, le mardi 18 janvier, à 19 heures à l’AGECA, 177 rue de Charonne, 75011 Paris

avec

Christian Sautter, adjoint au maire de Paris, chargé du développement économique et des finances,

François Dagnaud, adjoint au maire de Paris, chargé de l’administration générale, des ressources humaines, de la décentralisation et des relations avec les mairies d’arrondissement,

et Eric Ferrand, adjoint au maire de Paris, chargé de la vie scolaire,

Exposés des élus puis débat avec la salle.

Une prochaine lettre de temPS réels sera plus particulièrement consacrée à cette soirée.

Tsunamis - après la catastrophe


1. Systèmes d’alerte et technologies de l’information auraient permis de limiter l’ampleur de cette catastrophe


Entre le séisme et l’arrivée des premiers tsunamis sur la côte occidentale de la Thaïlande et de la Malaisie, un délai d’une à deux heures s’est écoulé. Si l’alerte avait pu être donnée, même avec seulement quinze minutes d’avance, des milliers de vies auraient pu être sauvées, notamment dans les régions touristiques affectées. Mais les tsunamis sont si peu fréquents dans l’océan Indien qu’un désastre peut ne s’y produire, en moyenne, qu’une fois par siècle.

Les scientifiques japonais et américains qui avaient détecté le séisme au large de Sumatra ont bien tenté d’alerter leurs collègues asiatiques du risque imminent de raz-de-marée mais ils ne sont pas parvenus à les joindre, faute de l’existence d’un réseau officiel d’alerte et de veille dans cette région.

A lire : Christian Sautter : une catastrophe amplifiée par des défaillances humaines...
http://www.temps-reels.net/article....

La prévention aurait évité des milliers de morts
http://www.cyberpresse.ca/monde/art...

"Habitué des cyclones, des tremblements de terre et des tsunamis, le Japon aurait sans doute mis à profit ce laps de temps de trois heures pour organiser l’évacuation de la population sur les côtes après le déclenchement de l’alerte par le centre de Hawaï. (...)

En cas de tsunami, l’Agence météorologique nippone fait passer le message. Le pays est divisé en six centres régionaux de secours, et dans chaque centre, les municipalités, la police, les pompiers, les hôpitaux et même l’armée ont appris à travailler en cellule de crise de manière coordonnée. Toutes les communes sont équipées de sirènes et de hauts-parleurs. Et surtout, les radios et les télévisions réagissent immédiatement. Elles informent la population et lui donnent si nécessaire les consignes d’évacuation."

Source : Prévenir pour protéger (RFI)
http://www.radiofranceinternational...

"Avec ses ordinateurs géants, l’Agence météorologique [japonaise] peut détecter la formation d’un raz de marée, estimer la hauteur des vagues, leur vitesse de propagation et le moment d’arrivée sur les côtes en fonction de l’épicentre et de la magnitude du séisme. Depuis 2000, les six centres régionaux japonais qui surveillent les activités sismiques sous-marines fournissent aussi des informations aux pays riverains de la mer du Japon (les deux Corées et la Russie). En outre, le système d’alerte japonais est connecté au centre de détection d’Hawaï, qui centralise les données pour le Pacifique. Un tel réseau n’existe pas dans l’océan Indien."

Source : Le Japon dispose d’un système d’alerte au tsunami perfectionné mais pas infaillible (Le Monde, daté du 28 décembre 2004)
www.lemonde.fr/txt/article/0,1-0@2-...

"Un système d’alerte pourrait être installé en un an, selon les experts

Un système permettant d’alerter les populations de l’arrivée d’un tsunami pourrait être mis sur pied dans l’océan Indien en tout juste un an, et ne coûter que 15 à 20 millions de dollars (11 à 14 millions d’euros), a estimé mardi le scientifique australien Phil McFadden.

Mais les experts soulignent qu’un tel réseau sophistiqué de capteurs et de bouées serait peu efficace à moins que les pays de la région ne renforcent les systèmes de communications avec les localités côtières exposées au risque. De nombreux villages qui ont été ravagés par le séisme et le tsunami du 26 décembre étaient dépourvus de réseaux modernes de communications. Beaucoup n’ont même pas le téléphone."

Source : dépêche Associated Press
http://fr.news.yahoo.com/050104/5/4...

Bangkok annonce une enquête sur l’absence d’alerte sismique
http://www.lemonde.fr/web/article/0...

L’Australie a proposé, le 28 décembre, une démarche multinationale visant à mettre en place un système d’alerte dans l’océan Indien. Le même jour, les Japonais ont annoncé qu’ils allaient installer, en mars 2005, à Tokyo, un centre d’alerte aux tsunamis destiné à mieux alerter leurs voisins, en priorité l’Indonésie, la Chine, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Philippines et la Corée du Sud en cas de danger immédiat.

Le désastre démontre la nécessité d’étendre le système d’alerte
www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-...

Paul Tapponnier (Institut de physique du globe) montre l’importance de l’éducation et des investissements dans la recherche fondamentale. "Lorsque le raz de marée surprend, les stratégies de survie sont donc bien minces. Il n’empêche. Comme dans toutes les situations d’urgence, connaissance et éducation sont vitales. C’est une telle éducation qu’ont intégrée les Japonais, qui vivent depuis des siècles avec les tsunamis les plus fréquents du monde... Il faut chercher à mieux connaître et mieux comprendre le fonctionnement des failles terrestres. Il est vital de continuer à développer l’observation de notre planète à la frontière des techniques existantes. Il n’est guère de domaine où l’investissement dans la recherche fondamentale doive être plus grand et plus soutenu sur le long terme."

Tsunami : je savais tout, je ne savais rien, par Paul Tapponnier
http://www.lemonde.fr/web/article/0...

Un exemple, en Inde, du rôle joué par des télécentres qui, grâce à leur mise en réseau, ont pu alerter, 500 familles du danger du tsunami. Elles ont ainsi pu évacuer les lieux à temps (information transmise sur la liste de diffusion des Espaces publics numériques). Ce témoignage a été diffusé (en anglais) ici : http://www.digitaldivide.net/articl...


2. Internet, outil de gestion des crises


Internet s’est vite rendu indispensable pour retrouver des personnes disparues.

Créés en quelques heures, des sites centralisant des informations locales et des répertoires de liens ont reçu des centaines de milliers de visites.

Le site familylinks.icrc.org ouvert par la Croix-Rouge permet aux survivants de s’enregistrer pays par pays pour donner des nouvelles à leur famille.

Sur place, la Croix-Rouge a également mis à la disposition des personnes isolées des téléphones satellitaires leur permettant d’entrer en contact avec leur famille.

http://tsunamihelp.blogspot.com/, monté par plusieurs internautes disséminés sur la Toile (un étudiant indien, un ingénieur informatique basé dans le New Jersey et un jeune écrivain de Calcutta), a choisi de lister les organisations caritatives par pays.

Le Net s’est imposé comme un outil sans égal au service des victimes et de leurs proches.

"Dans les heures suivant le désastre, deux hommes d’affaires installés à Phuket, un Américain et un Britannique, créent un forum (www.p-h-u-k-e-t.com) permettant aux rescapés de faire savoir qu’ils sont en vie. Puis ils commencent à centraliser une masse d’informations locales et mettent en ligne un répertoire de liens vers les sites de la police et des hôpitaux, qui publient des listes de blessés classés par nationalités, ainsi que des photos de blessés et de morts non identifiés http://203.151.217.23/picweb/patong.html [note de temPS réels : photos pouvant heurter]. (...) En Inde, le tsunami a suscité la création d’une pléthore de sites personnels - à tel point qu’on voit déjà apparaître des répertoires spécialisés, des réseaux informels de mise en commun d’informations http://tsunamihelp.blogspot.com/, et des hit-parades des meilleurs sites-catastrophe." (Le Monde)

Sources : Le Monde, daté du 2 janvier 2005
Internet s’impose comme un vecteur de choix pour l’information instantanée et l’entraide
http://www.lemonde.fr/web/recherche...

Internet, vecteur de solidarité
http://www.rfi.fr/actufr/articles/0...

Séisme : les nouvelles technologies mises à contribution
http://fr.news.yahoo.com/050103/1/4...

Tsunamis : Internet au service des disparus
http://fr.news.yahoo.com/041231/5/4...

Hôpital international de Phuket
http://www.phukethospital.com/

Croix-Rouge « pour retrouver une personne » Famililinks
http://www.familylinks.icrc.org/hom...

Secours tsunamis
http://tsunamihelp.blogspot.com

BBC - Asia quake : Trace the missing
http://news.bbc.co.uk/1/hi/talking_...

Tech Gives It Up for Asia
http://www.wired.com/news/ebiz/0,12...

Phuket Disaster Message Board
http://www.p-h-u-k-e-t.com/forum


3. Victimes et témoins diffusent leurs récits et des images à travers les blogs et les réseaux P2P


Sur des blogs créés dans l’urgence, on retrouve de nombreux témoignages très réalistes. Sur Sumankumar.com, un bloggeur raconte depuis Chennai en Inde, l’impuissance des secouristes face à ce cataclysme. Sur un autre blog, un touriste allemand, Helmut Issels, prenant de vitesse les reporters photos publie des clichés du tsunami pris depuis la fenêtre de son balcon de son hôtel à Phuket.

Beaucoup de touristes avaient emporté avec eux des ordinateurs portables, des téléphones multimédias, des appareils photo et vidéo numériques, des enregistreurs MP3... Parmi ceux qui eurent l’envie et la présence d’esprit de prendre des sons et des images, les plus chanceux, encore en vie, les envoient peu à peu à des amis. A leur tour, ceux-ci se chargent de les faire circuler à grande échelle, en utilisant en priorité les outils les plus performants : les réseaux peer-to-peer d’échange gratuit de musique et de films piratés, comme Kazaa, Gnutella, Bittorrent ou e-Mule.

Tandis que la multitude des images prises par des amateurs a été un élément clé de la "visualisation" très rapide de la catastrophe :

"La banalisation des appareils photos, des Camescopes numériques et des téléphones prenant des photos accentue cette tendance. "Les gens prennent beaucoup plus de photos qu’avant, ils appuient avant de regarder le résultat", raconte M. Le Mounier. Dans le cas particulier du tsunami qui a ravagé l’Asie du Sud, la présence de touristes habitués à mitrailler ou à filmer leurs souvenirs de vacances a amplifié encore le phénomène.

Ces documents amateurs ont beaucoup alimenté la presse écrite qui fait la "une" sur ce drame depuis dix jours. La couverture de Paris Match datée du 30 décembre 2004 montre ainsi la vague turquoise prête à déferler sur la plage de l’île de Ko Phi Phi, en Thaïlande. Cette image, récupérée par l’agence Sipa, a été prise par un touriste français, embarqué sur un bateau de plongée. Fait exceptionnel, dans ce numéro de l’hebdomadaire, une grande part des seize clichés publiés sur ce sujet sont le fait d’amateurs."

Source : Le Monde, daté du 5 janvier 2005, Les images d’amateurs au cœur de la couverture du tsunami
http://www.lemonde.fr/web/article/0...

Sumankumar.com :
http://www.sumankumar.com
Blog de Helmut Issels :
http://www.pbase.com/issels/phuket
Blog collectif :
http://tsunamihelp.blogspot.com/
Blog de Greg Hugues :
http://www.commandpost.org


4. Des réseaux télécoms à restaurer


Les câbles sous-marins de télécommunications reliant l’Europe et l’Asie ont résisté au tremblement de terre du 26 décembre, au nord de l’île indonésienne de Sumatra. Selon les informations fournies par France Télécom à l’AFP, le trafic des télécommunications vers les pays touchés (Inde, Indonésie, Thaïlande, Birmanie, Sri Lanka, Malaisie, Maldives) n’a pas été fortement affecté. Un des câbles, le Safe/SAT3, qui traverse l’océan Indien « a été endommagé entre l’Inde et la Malaisie », mais pas suffisamment pour interrompre les communications.

Les capacités de communication locales sont en revanche sérieusement endommagées.

L’ONG humanitaire spécialisée en télécommunications d’urgence Télécoms sans frontières (TSF) a envoyé une équipe au Sri Lanka pour rétablir des communications. Il s’agit de « treize lignes satellitaires et de trois transmetteurs de données, utilisables chacun par douze ordinateurs ».

Les techniciens de TSF sont positionnés dans le district d’Hambantota (Sud-Est de l’île du Sri Lanka). Des lignes satellitaires ont été installées au centre de coordination et à l’hôpital. Une autre partie de l’équipe est opérationnelle auprès de la population affectée.

L’objectif de TSF est de renforcer la coordination des secours dans les zones les plus touchées en mettant à disposition ses moyens de communication par satellite. En quelques minutes, un centre opérationnel de télécommunications composé de lignes téléphonique satellite et d’une connexion Internet haut débit sera mis en place. Il permettra à la fois aux organismes de secours de faciliter leur prise de décision et leur action afin de mieux répondre à l’urgence des Sri Lankais.

TSF est également sur Banda Aceh (Nord de Sumatra) depuis le 3/01/2005 au matin. Dans un premier temps, TSF sera impliquée dans la coordination des secours, puis se déploiera dans la région afin de satisfaire dans la mesure de ses moyens, les besoins de la population sinistrée. Un centre télécoms avec connexion haut débit est actuellement en place au Centre de coordination des Nations Unies à Banda Aceh.

L’équipe de TSF au siège est composée de membres salariés à la fois fonctionnels et opérationnels. Ils occupent une fonction bien spécifique et sont aussi déployés lors des missions d’urgence. A ces membres s’ajoutent des personnes engagées dans le cadre du volontariat mobilisables pour un départ en mission d’urgence dès que les évènements internationaux l’exigent.

Télécoms sans frontières :
http://www.tsfi.org/

Source (en partie) des données ci-dessus :
Mobilisation des moyens télécoms après le tsunami du 26 décembre
http://www.zdnet.fr/actualites/tech...


5. Le SMS mobilisé pour localiser les ressortissants français


Le 31 décembre, les trois opérateurs de téléphonie mobile ont été sollicités par le gouvernement pour essayer de localiser les ressortissants français présents en Asie au moment des raz-de-marée. Le ministère des Affaires étrangères leur a demandé d’envoyer aux abonnés sur zone un SMS, identique pour tous, leur demandant de se signaler auprès des autorités françaises.

L’identification des personnes présentes dans cette région, à cette date précise, a pu se faire grâce « à l’enregistrement de leur numéro dans la base de localisation des clients se trouvant à l’étranger », précise France Télécom dans un communiqué. Il suffit, pour être enregistré, d’allumer son portable dans une des zones couvertes par un opérateur avec lequel Orange, SFR ou Bouygues ont passé des accords d’itinérance des appels.

Au total 13.200 messages de ce type ont été envoyés aux abonnés français, 6.700 clients d’Orange, 5.000 chez SFR et 1.500 chez Bouygues. Les trois opérateurs ont pris le coût de ces envois intégralement à leur charge, nous a garanti le porte-parole d’Orange.

Source : Solidarité en Asie : les opérateurs mobiles collectent les dons par SMS
http://www.zdnet.fr/actualites/busi...


6. La plus grande collecte de dons en ligne et par SMS jamais enregistrée


Au lendemain du cataclysme, les organisations humanitaires ont appelé les citoyens à la mobilisation et utilisé, voire créé, des dispositifs permettant de payer en ligne, initiatives relayées par de nombreuses grandes entreprises de l’Internet.

En France, plusieurs listes des ONG avec liens pour donner en ligne ont été réalisées, par des portails spécialisés comme aidez.org ou des généralistes comme Yahoo, ou encore via l’encyclopédie libre Wikipedia :

Tsunamis : solidarité avec l’Asie
http://www.temps-reels.net/breve.php3 ?id_breve=171

Liens pour donner (depuis de nombreux pays, dont la France)
http://en.wikipedia.org/wiki/Donati...

En France, les organisations non gouvernementales ont enregistré des records pour ce mode de donation très avantageux, mais jusqu’à présent peu usité. "C’est une grande première, observe Marc Castille, du Secours populaire français. Près de 80 % des sommes adressées à notre siège national ont transité par notre site Internet." De son côté, la Croix-Rouge française a reçu plus d’un million d’euros par la messagerie électronique, depuis dimanche 26 décembre.

A Médecins du monde, les dons par Internet ont connu également une forte augmentation : de l’ordre de 4 000 à 4 500 sur les cinq premiers jours de la semaine. Le montant moyen des sommes versées est, lui aussi, plus élevé : entre 80 et 100 euros en moyenne.

L’amélioration du taux d’équipement et des connexions à haut-débit font espérer aux ONG une place grandissante du Web dans la collecte de fonds à l’avenir. D’autant, que pour elles, le don en ligne présente de nombreux avantages, comme la possibilité de collecter des sommes rapidement, à moindre coût (comparé à un mailing papier par exemple), ou encore de toucher des populations nouvelles, plus jeunes.

Source : Le séisme en Asie déclenche la plus grande collecte de dons en ligne jamais enregistrée
http://www.01net.com/article/262426.html

Comme dans plusieurs autres pays européens comme le Portugal et l’Italie, les trois opérateurs mobiles français - Orange, SFR et Bouygues Telecom - ont lancé une opération de soutien financier aux sinistrés d’Asie utilisant la fonction de facturation des SMS.

Chaque SMS envoyé à un numéro spécial équivaut à un don de 2 euros (dont un euro versé par l’opérateur, dans le cas d’Orange) et le prix de l’envoi du SMS (entre 0,10 et 0,15 centime d’euro suivant les opérateurs) est également reversé à l’organisation choisie par l’abonné, que ce soit la Croix-Rouge, le Secours Populaire ou le Secours Catholique.

C’est la première fois que les SMS sont utilisés en France à aussi grande échelle pour une cause collective. Le SMS (short message service), qui existe depuis 2001, n’avait pas été ainsi sollicité après les attentats du 11 septembre.

Source : Solidarité en Asie : les opérateurs mobiles collectent les dons par SMS
http://www.zdnet.fr/actualites/busi...


7. Le Net comme source d’informations - les images satellites


L’encyclopédie libre Wikipedia a très vite publié un article dédié à la catastrophe du 26 décembre :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Trembl...

Un blog sur les tsunamis et l’action humanitaire
http://leuilom.blogs.com/tsunami/

Un blog de secouristes au Sri Lanka
http://secouristes_asie.blog.lemonde.fr/

L’animation de la vague parue dans Nature (attention, fichier de 1,2 Mo) :
http://www.nature.com/news/2004/041... et reprise en français
http://www.futura-sciences.com/comm...

Les images satellites, source d’informations - y compris sur les Etats fermés tels que la Birmanie :

Séisme et tsunami : les satellites en renfort
http://permanent.nouvelobs.com/scie...

Charte internationale "Espace et catastrophes majeures"
http://www.disasterscharter.org/new...

Images de Digital Globe
http://www.digitalglobe.com/tsunami...


8. Les risques de tsunamis - passé et prospective


La France n’est pas à l’abri des risques de tsunami, en particulier sur la façade méditerranéenne, longée sur toute sa côte sud par la zone de subduction entre la plaque africaine et la plaque eurasienne, zone très active depuis plus de 3 000 ans, et tout particulièrement dans les 10 dernières années (tremblements de terre à répétition de l’Arménie au Maroc en passant par la Turquie et l’Algérie...).

Il n’y a pas de système d’alerte tsunamis en France. Un petit historique des tsunamis en Méditerranée :
http://www.lci.fr/news/sciences/0,,...

http://www.linternaute.com/afp/depe...

Où on peut lire cette phrase à méditer : 80% des tsunamis sont observés dans le Pacifique, 10% dans l’océan Indien et entre 5 et 10% en Méditerranée où l’intensité est en moyenne "plus faible".

Un tsunami en Méditerranée a joué un rôle particulier dans la civilisation européenne naissante : c’est peut-être un tsunami qui a détruit la civilisation minoenne avec des vagues de 60 mètres de haut, après l’explosion d’un volcan à Santorin au XVIIè siècle avant JC, ce qui pourrait être à l’origine d’une multitude de mythes catastrophiques dans la région, de l’Atlantide de Platon à Noé et son déluge.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Atlantide

La façade atlantique, moins exposée, n’est pas à l’abri. Le tremblement de terre qui a détruit Lisbonne au XVIIIè siècle à provoqué un tsunami qui a traversé l’Atlantique.

Le plus grave est ailleurs, avec un risque de tsunami géant lié à l’effondrement possible du volcan Cumbre Vieja aux Canaries, les simulations prévoyant une vague de 650 mètres de haut. La côte Est des Etats-Unis serait la plus affectée, mais l’Europe ne serait pas épargnée.

La thèse sur le sujet, en anglais : (PDF, 750 ko)
http://www.es.ucsc.edu/%7Eward/pape...

Sa présentation par la BCC, toujours en anglais :
http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech...

et sa traduction en français :
http://ataraxie.free.fr/Archives/Ts...


Récemment publié sur temPS réels

Europe : échec aux brevets logiciels
http://www.temps-reels.net/article.php3 ?id_article=1616

La gauche contre le bracelet électronique
http://www.temps-reels.net/article.php3 ?id_article=1622

Le rapport Thélot fait l’impasse sur les technologies éducatives
http://www.temps-reels.net/article.php3 ?id_article=1617


Les archives de la lettre de temPS réels
http://www.temps-reels.net/rubrique...


Transmission bienvenue et reproductions autorisées avec la mention :
source temPS réels
http://www.temps-reels.net/


Imprimer cet article | Cet article au format PDF

 

* *

[Retour à la page d'accueil]