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Vous êtes ici : Accueil > Dossiers et débats > Libertés, vie privée, surveillance > RATP, WI-FI, sécurité et couloirs de bus... | |
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jeudi 11 décembre 2003 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Wi-fi aidera la RATP a flasher les voitures dans les couloirs de bus Les bus de la ligne 38 de Paris pourront bientôt flasher les véhicules circulant illégalement dans les couloirs de bus de la ville de Paris grâce à des appareils photo numériques reliés au réseau de la régie par réseau Wi-Fi. Ces véhicules seront ensuite automatiquement verbalisés selon un principe similaire à celui utilisé par la quinzaine de radars récemment mis en place sur les belles routes de France. Mais, à la différence de ces radars entièrement automatiques, la caméra sera déclenchée par le chauffeur du bus... Relisez 1984 le flicage se mets en place. Nous sommes de moins en moins dans une societe de justice, mais de plus en plus dans une societe d’ordre... Et, Ben Laden aidant, ce n’est pas pret de s’arranger.. Vaillant en revait, Sarko a gagne. Triste periode...BC Flicage, 1984 ... Les grands mots... L’installation des radars pour detecter les exces de vitesse ne me choque pas. (Je ne comprends toujours pas qu’il ait fallu attendre 2003 (Sarkozy) pour mettre en place ce dispositif). Ni la possibilité donnée aux conducteurs de bus de " flasher " les véhicules circulant illégalement dans les couloirs de bus... J’imagine qu’il existe des voies de recours en cas d’erreur.Si on donne la priorite aux transports publics, il faut se donner les moyens de garantir la qualité de ces transports publics. La transmission de donnees en temps reels sur le trafic permet de tirer le meilleur parti du parc existant... Elle permet d’informer les usagers sur la frequence des bus ... Elle permet enfin de veiller a ce que les couloirs de bus restent des couloirs de bus. RM J’ai lu l’article, je ne vois pas où est le problème, ça aidera sans doute à réprimer les conducteurs incivilisés qui se fichent pas mal des transports publics, qui ne pensent qu’à eux et se fichent des autres, qui ne comprennent pas le langage de la raison ni la morale du civisme, mais qui d’instinct savent ce qu’est un rapport de forces. SV Je suis d’accord avec RM. Il ne faut pas confondre l’utilisation de moyens technologiques nouveaux pour faire du flicage a priori (caméras de surveillance à tous les coins de rue et autres) avec l’utilisation de moyens technologiques nouveaux pour constater des infractions réelles (radars et utilisation des bus contre ceux qui circulent dans les couloirs) De plus, ce qui enquiquine quotidiennement les usagers des transports en commun, c’est bien plus ce genre de comportement (utilisation des couloirs de bus, etc...) que les grèves, qui, elles, n’ont pas lieu tous les jours, et dont le droit reste aujourd’hui plus que jamais menacé par la droite. DC Ce qui ennuie le plus RM, c’est ce je crois que cela soit mis en oeuvre sous... Sarko. Mais le summun est quand même à venir pour 2004-2005 pour Paris .
Il est de bon ton actuellement de honnir la violence routière - en oubliant au passage qu’elle est le fait de chacun des conducteurs au quotidien et pas une autre composante de l’insécurité importée dans notre beau pays par des hordes de pirates de la route auxquelles nous sommes étrangers très chère - et tout à la fois ses conséquences répréssivo-médiatiques. Mais ce n’est pas le sujet. Accusons réception en premier lieu du fait qu’il faut bien trouver un usage à tous ces hot-spots 802.11b déployés un peu partout. Prendre des photos et les transmettre en est un, sans doute sera-t-il mieux apprécié des usagers de la RATP s’il est aussi ouvert gracieusement aux caméras numériques et mobiles du quidam de passage. Avec la possibilité de les expédier vers un email ou de les imprimer, tout le monde serait content. Mais cette idée me semble poser 3 problèmes juridiques d’actualité :
En effet, croyez-vous que le chauffeur déclenchera l’appareil à punir s’il reconnaît devant lui la voiture de son épouse, celle de son chef, ou celle de son maire dont il attend une faveur ? Laisser au conducteur le soin de DECIDER à qui sera appliquée la sanction est la porte ouverte à l’arbitrage et aux combines.
Ce système va faire peser sur les passagers et passants un risque lorsque le conducteur en train de réfléchir s’il doit flasher ou pas, oubliera de conduire son bus. Il est quand même assez incroyable qu’au moment où on l’on criminalise la conduite avec portable en main (Cf. la nouvelle loi au Royaume-Uni), on se propose de distraire les conducteurs de bus ayant charge de vie de tiers. Si j’étais chauffeur de bus, je refuserais simplement que me soit confiée une mission de police au détriment de ma mission essentielle d’assurer le transport des passagers en sécurité. Ce système ressemble à une version high-tech du chasse-buffle dont nous avons tous rêvé d’équiper notre bus lors des longues attentes bloqués derrière une camionette garée dans le couloir. Je crois que sans le WiFi, on n’en parlerait même pas. Si la RATP veut vraiment lutter contre ce fléau, elle n’a qu’à équiper ses voitures de patrouille (et non pas ses bus) de radars à déclenchement automatique, et les faire un peu tourner sur le réseau. Une voiture va beaucoup plus vite qu’un bus, et seule la vie des patrouilleurs de la RATP sera alors en jeu.
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