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Vous êtes ici : Accueil > Observatoire des usages politiques et militants de l’internet > Extrêmes-droites et négationnistes sur le net > Négationnistes sur le web-1999-2000 | ||
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2000 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Allemagne : L’historien négationniste australien condamné à 10 mois de prison Un historien australien de 55 ans, Frederick Toben, qui avait nié le génocide des juifs par les nazis sur le réseau Internet, a été condamné mercredi à 10 mois de prison par un tribunal de Mannheim (Allemagne) pour incitation à la haine raciale. Le site Internet de l’institut dirigé par Frederick Toben conteste le massacre de juifs dans le camp d’Auschwitz où plus d’un million de détenus, juifs pour la plupart, ont été exterminés par les nazis de 1941 à 1945. Les survivants des camps de la mort y sont également qualifiés de "cerveaux fiévreux" qui cherchent surtout à obtenir "une retraite de l’État allemand". Pendant tout le procès, Toben et son avocat Ludwig Bock, défenseur par le passé de plusieurs néos-nazis et lui même condamné en mars à 9 000 DM d’amende (7 200$ CA) pour négationnisme et incitation à la haine raciale, avaient décidé de garder le silence. La diffusion de propagande nazie est interdite en Allemagne. Novembre 1999 AFP Le Ku Klux Klan se fait pirater son nom de domaine Le Ku Klux Klan, groupe américain d’activistes blancs racistes, s’est fait subtiliser son nom de domaine le 4 septembre, a rapporté Wired News. Les pirates, non identifiés, ont ensuite redirigé les internautes vers HateWatch, une association antiraciste qui liste tout ce que le Web recèle de sites haineux, antisémites, intolérants. Les hackers sont apparemment parvenus à pénétrer la base de données des noms de domaines génériques, ont changé les paramètres IP du domaine du KKK afin de renvoyer automatiquement les requêtes vers HateWatch. HateWatch a de son côté porté plainte contre l’hébergeur du KKK et contre la société VDirect, nom laissé par les pirates comme "contact technique" dans la base de données. Selon 2600, observatoire informel du hacking, la page d’accueil du KKK a déjà été piratée à plusieurs reprises, la dernière effraction remontant au 8 septembre. http://www.zdnet.fr/actu/inte/a0010804.html Forum : 10 000 F d’amende pour l’internaute raciste Un internaute français a été condamné à 10 000 F d’amende pour avoir tenu des propos racistes sur un forum de discussion d’Infonie. Ce jugement, rendu le 27 août par le tribunal correctionnel de Strasbourg, tend à démontrer qu’un forum de discussion est bien un lieu public, où chaque intervenant est responsable de ses propos. Infonie avait enregistré une série de plaintes émanant d’internautes choqués par les discours racistes apparus sur plusieurs de ses forums de discussion. Le fournisseur d’accès avait alors constaté qu’un jeune homme de 20 ans, comptant au nombre de ses abonnés, était à l’origine de ces dérapages. Une tentative de médiation ayant échoué, Infonie avait décidé de porter plainte contre l’internaute, dont les discours semblaient constituer une infraction à la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. États-Unis : deux ans de prison pour l’internaute raciste Kingman Quon, un Américain d’origine chinoise de 22 ans, a été condamné en juin 1999 à deux ans de prison ferme pour avoir diffusé des menaces de mort par courrier électronique. Arrêté en février, l’étudiant californien a plaidé coupable lors de son procès. " Je regrette sincèrement ce que j’ai fait ", a-t-il déclaré, selon le San José Mercury News. Quon avait pris pour cible la communauté hispanique, plus particulièrement les professeurs d’université. Il choisissait ses victimes au hasard, en recherchant les noms à consonance espagnole dans les annuaires de pages personnelles. Les plaignants affirment que le jeune homme avait développé sa haine des latinos après avoir eu pour binôme un étudiant hispanique un peu cossard qui lui avait laissé le plus gros d’un travail à deux. Le juge Edward Rafeedie a justifié la sentence, assez lourde, par les doutes qu’il émettait sur les remords de Quon. C’est la deuxième affaire de mails contenant des menaces de mort à être jugée aux États-Unis, mais la première a être sanctionnée par de la prison ferme. Délires racistes sur martinlutherking.org Le nom de domaine martinlutherking.org n’est pas consacré à la vie et l’œuvre du défenseur des droits des Noirs, comme on pourrait le penser. Il est même consacré à une idéologie tout à fait contraire. Sur la page d’accueil, trompeuse, on trouve ainsi une rubrique "La vérité sur Martin Luther King : pourquoi il a combattu et qui l’a aidé". Suit une biographie douteuse, que l’auteur de ce texte nauséabond résume : "King est juste un dégénéré sexuel, un communiste qui haïssait l’Amérique, et un traître criminel, qui a également trahi les intérêts de son propre peuple. http://www.zdnet.com/zdnn/stories/news/0,4586,2427505,00.html ?chkpt=zdnn012600 Grande Bretagne : Racisme sur Internet : la lutte s’annonce difficile L’Internet Watch Foundation (organe de régulation britannique d’internet) admet que la lutte contre les sites racistes, dont le gouvernement l’a chargé, s’annoncedifficile faute de moyens techniques et juridiques. Institution originale dans l’univers d’internet, la Fondation créée il y a trois ans, financée par les fournisseurs britanniques d’accès à internet, lutte contre la diffusion sur internet d’incitations criminelles et a mis au jour et obtenu la fermeture de plusieurs sites de pornographie infantile, grâce à une ligne d’appel ouverte au public. Ce succès a incité le gouvernement à demander récemment à la fondation d’étendre son action à la lutte contre les sites racistes. La loi britannique interdisant les publications racistes est très floue, et "les sites les plus évidents, comme ceux du Parti national britannique (extrême-droite) ou des skinheads sont rédigés d’une façon telle qu’ils ne sont certainement pas illégaux" , reconnaissant les responsables de l’Internet Watch Foundation Par ailleurs, la plupart des sites racistes sont basés aux Etats-Unis, où, en vertu du premier amendement de la constitution sur la liberté d’expression, "ils sont encore moins susceptibles" d’être poursuivis qu’en Grande-Bretagne. (AFP, janvier 2000)
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