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Vous êtes ici : Accueil > Observatoire des usages politiques et militants de l’internet > Extrêmes-droites et négationnistes sur le net > Négationnistes sur la toile ... | ||
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mercredi 15 mars 2000 Imprimer cet article | Cet article au format PDF Aux Etats-Unis, l’extrême droite, les milices et les mouvements de suprématie blanche américains ont très tôt perçu l’interêt de l’internet. On a observé le même phénomene en France : le Front national fut le premier parti à se doter d’un site web. Des 1995. Le réseau internet est aussi largement utilisé par les groupuscules négationnistes car, d’un coût modeste, il offre l’avantage de l’internationalité, de la rapidité et surtout d’une absence apparente de législation. Le centre Simon Wiesenthal s’inquiète de la recrudescence de sites "haineux" et néonazis. Il a recensé 1 426 sites de ce type en 1988. centre Simon Wiesenthal Selon une étude du Southern Poverty Law Center, "Internet permet au mouvement de suprématie blanche americain d’entrer en contact avec des milieux qu’il n’avait pas toucher auparavant : les classes moyennes et supérieures et les adolescents pré-universitaires". Le nombre de groupes haineux est passé de 474 en 1997 à 537 en 1998, une augmentation de 13% ; et les sites Internet haineux sont passés, pendant la même période, de 163 à 254, une augmentation de 56%. Les racistes américains, jusqu’à maintenant relativement isolés peuvent maintenant échanger avec d’autres personnes via des forums de discussion et le courrier électronique, se donnant l’impression qu’ils sont plus nombreux et unis. L’internationale négationniste sur le Net Le réseau internet est le médium le plus utilisé par les groupuscules négationnistes car, d’un coût modeste, il offre l’avantage de l’internationalité, de la rapidité et surtout d’une absence apparente de législation. Les activistes "révisionnistes", après avoir créé des forums de discussions thématiques (news group) tels que alt.revisionism, où leurs arguments étaient systématiquement contrés par des cybernautes vigilants, se sont installés de préférence sur des pages web ne nécessitant pas de débats. Ces principales pages web sont parmi d’autres, l’Institute for Historical Review pour la "révision historique" de Greg Raven (Californie) ; le Zundelsite (site de la réfutation de l’Holocauste), géré par Ernst Zundel, un germano-canadien dont le logo est une croix gammée "épurée", noire sur fond rouge et blanc. Ceux-ci diffusent les articles de la Revue d’histoire révisionniste française où l’on retrouve les trop connus Henri Roques, André Martin, Serge Thion, David Irving, J.-F. Beaulieu, etc. Les négationnistes européens rattrapent leur retard ; récemment ont été créés le Wilhem Tell Revisionismus en Suisse, Graphos en Italie et Sleipnir en Allemagne. Bien entendu tous ces sites révisionnistes sont interconnectés et se font mutuellement de la publicité. La stratégie et le discours obsessionnel des négationnistes sur le web ne diffèrent guère de ceux de leurs publications papier. Leurs constantes sont la recherche d’une légitimité scientifique, la tentative d’infiltration des milieux universitaires, un antisémitisme virulent déguisé sous un antisionisme militant, le mythe d’un complot judéo-politico-journalistique, une alliance "rouges-bruns" et la proclamation frénétique de la liberté d’expression. Tous ces serveurs web ont la caractéristique de revendiquer la liberté d’expression et de se réclamer du premier amendement de la Constitution des États-Unis. Ils arborent le blue ribbon, le ruban bleu en faveur de la liberté absolue d’expression sur internet. C’est le cas du site FAEM (Machine à exercer le premier amendement) de David McCalden. Ce Californien se réfère au premier amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique prônant la "liberté d’expression" et favorise la diffusion des textes révisionnistes. Contre-offensive sur le net Face à ces sites révisionnistes, on trouve un certain nombre de serveurs actifs argumentant systématiquement les affirmations, amalgames et autres désinformations pseudo-scientifiques mêlant idéologies d’extrême droite et tiers-mondisme ultragauchiste. Extrait de "L’internationale négationniste sur le Net par Gérard Panczer" http://www.amnistia.net/news/articles/plusnews/dossnega.htm Sites antinegationistes
Gilles Karmasyn analyse la pratique de l’histoire et les dévoiements négationnistes Les sites racistes et révisionnistes sont répertoriés dans
Haine sur le net : le côté obscur du net Lire aussi Exploiting the World Wide web Sur Amnistia : les chroniques extremement documentées de Didier Daeninx :
Négationnistes : les Eichmann de papier
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